
Francisco de Goya, « Los Caprichos », 1799 |
02.07.2026 > 19.07.2026
« Summer monsters »
Résidence dans les murs du cabinet d’amateur
Delphine Bonnet / Mr Byste / Seb Niark / Jungle Raiddog / Cedric Laquieze / Haribow / Rubber Monster
« El sueño de la razón produce monstruos »*
Francisco de Goya, « Los Caprichos », 1799
Dans la torpeur torride d’un mois de juillet hémorragique, entre Roland Garros et El Niño, alors que les forces vives de la nation s’apprêtent à s’enfuir pour envahir les littoraux comme autant de locustes apocalyptiques, Codex Urbanus convoque au cabinet d’amateur une cohorte de monstres festifs et inquiétants, dans le cadre d’un cycle qui verra la galerie confier sa ligne éditoriale à quelques artistes maison le temps d’une exposition.
De l’art urbain au lowbrow en passant par le graffiti et la céramique, c’est toute une équipée jubilatoire et ténébreuse qui s’installe dans la capitale engourdie par un soleil eschatologique, avec son orchestre monstrueux, pour nous fasciner en caressant nos âmes de leurs tentacules et en nous souriant de tous leurs crocs, dans une ambiance très Beautiful Bizarre…
Vous qui montez dans cette caravane lancée sur l’A7 des Enfers, abandonnez tout espoir… mais prenez quand même votre chéquier !
Vernissage le jeudi 2 juillet jusqu’à 21 heures
Exposition du jeudi 2 au dimanche 19 juillet 2026
du mercredi au dimanche de 14 à 19 heures
Delphine Bonnet @delphine_bonnet_ceramique
Formée en Histoire de l’art et Médiation culturelle à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Delphine Bonnet se consacre à la céramique depuis 2008 après un parcours dans l’audiovisuel. Formée au tournage et à la chimie des émaux haute température, elle développe une pratique où la recherche sur les émaux occupe toujours une place essentielle. Progressivement, son travail s’est orienté vers la sculpture. Aujourd’hui, elle façonne un univers à la frontière du merveilleux et de l'effroi, peuplé de figures hybrides et de créatures chimériques où se croisent l'animal, le végétal et le microscopique. Son travail a notamment été présenté à l’exposition Hey ! Céramique.s à la Halle Saint-Pierre en 2023-2024.
Mr Byste @mr_byste
Artiste urbain depuis 2017, il dissémine ses œuvres dans de nombreux quartiers de la capitale et sa périphérie. Entre art et science, initialement ingénieur dans le secteur de l’environnement, il s’inspire de l’art animalier, du dessin anatomique, des naturalistes et de la physique quantique. Il produit ses animaux en référence au scientifique autrichien, Erwin Schrödinger, à l’instar de son célèbre chat, ses productions sont suspendues entre deux états ; vivant et mort. L’artiste estime qu’en raison de l’impact des hommes sur l’environnement, le monde est devenu une gigantesque expérimentation, une grande boîte dont le statut final de l’ensemble des êtres est dépendant des choix de l’humanité.
Seb Niark @niak1
Né à Paris et établi à Montpellier, Sébastien Féraut (Niark1) construit depuis plus de vingt ans un bestiaire personnel aussi fascinant que dérangeant. À la croisée du post-cubisme, d'inspirations art brut et de la culture underground, ses oeuvres déconstruisent le portrait pour en extraire quelque chose de plus archaïque — des figures fragmentées, des regards multiples, des créatures qui semblent surgir d'une mémoire collective enfouie. Sa pratique refuse la hiérarchie des médiums : graphite minutieux, peinture brute, collage analogique et spray cohabitent selon les séries, chacun portant sa propre tension. La surface n'est jamais neutre — elle s'accumule, se lacère, se reconstruit.
Jungle Raiddog @jungleraiddog
Né en 1968, Jungle revient à la peinture au début des années 2000 après une carrière dans la communication et le cinéma. Son travail s’inscrit dans le muralisme contemporain, qu’il considère comme un prolongement de l’histoire de la peinture intégrant graffiti, pochoir et pratiques urbaines actuelles. Nourri par la pop culture, la bande dessinée, le cinéma et les grands courants picturaux, il développe un univers singulier centré sur le Raiddog, une figure hybride qu’il explore depuis près de quarante ans. À travers ce personnage récurrent, entre chien, renard, chacal et loup, l’artiste interroge les tensions entre instinct, désir, attachement et sauvagerie.
Cedric Laquieze @cedric.laquieze
Cédric Laquieze est un artiste installé à Amsterdam, né à Los Angeles et diplômé de l'Académie Rietveld des Pays-Bas. Son choix original de matériaux donne naissance à des œuvres à la frontière entre sculpture, mode et design, dans une célébration surréaliste des couleurs et des formes. Des fées composées d'insectes à des animaux naturalisés faits de fleurs, en passant par des bustes de divinités antiques, son travail explore constamment la réinterprétation des formes de la nature et d'autres thèmes qui capturent une beauté intemporelle. La grande diversité de ses créations lui a valu des collaborations avec des marques telles qu'IKEA, Shoebaloo, Iris van Herpen et Ripley's Believe It or Not!, ainsi que de nombreuses publications et interviews. Ses sculptures ont été présentées dans des expositions muséales, des galeries et des centres de design du monde entier.
Haribow @haribow1
Haribow est un artiste parisien qui a plongé dans le Graffiti en 1996. Depuis plus de 25 ans il s'intéresse au graphisme, à l'illustration, à la typographie... Il est autant passionné de mangas que de comics, et aime voyager au Japon.
Rubber Monster @rubber.monster
Rubber Monster découvre le graffiti à l’adolescence, avant de s’en détourner - sans jamais cesser de dessiner. Il devient ensuite scénariste et romancier. Derrière ce pseudonyme se trouve Jérôme Fansten, scénariste et romancier. Il a notamment écrit pour le cinéma Mune, le gardien de la Lune et Papa ou maman ?, et co-créé pour Canal+ la mini-série Nox, avec Nathalie Baye et Maïwenn. Il est également l’auteur de quatre romans policiers, dont Manuel de dramaturgie à l’usage des assassins, retenu par le magazine Lire parmi les cinquante polars de l’année 2015. Il anime enfin des ateliers d’écriture à La Fémis, au Cours Florent, au CLCF et en milieu carcéral.
*« Le sommeil de la raison engendre des monstres » |